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· 12 min de lecture · Par Voltra Coding

Aides wallonnes pour un site internet : ce qui existe en 2026

Aucun chèque wallon ne paie la construction d'un site. Ce qu'ils financent vraiment, les taux, les plafonds et les conditions qui font perdre un dossier.

Aucune aide wallonne active au 10 septembre 2026 ne paie la construction d'un site internet, d'une boutique en ligne ou d'un outil métier : les chèques-entreprises relèvent du seul pilier « conseil », et leurs arrêtés excluent expressément les frais de réalisation. Ce qui peut être subsidié, c'est le travail en amont — diagnostic, stratégie, cahier des charges, accompagnement au suivi — réalisé par un consultant labellisé, pas la fabrication du livrable. Le site, lui, reste à votre charge.

Si vous êtes arrivé ici parce qu'une page d'agence vous a promis « votre site subsidié jusqu'à 75 % par la Wallonie », la suite va vous coûter une illusion et vous épargner un dossier refusé.

Tous les montants cités s'entendent hors TVA, sauf mention contraire. Les taux et les plafonds du tableau portent sur l'intervention publique, pas sur votre budget de projet. Les prix Voltra cités ici sont nos propres tarifs et ne sont pas des montants d'aide. Sources officielles consultées le 10 septembre 2026.

Le malentendu de départ : subside de conseil, pas subside de réalisation

Les chèques-entreprises wallons fonctionnent sur un principe simple, que presque aucune page commerciale n'énonce : ils paient un consultant qui réfléchit, pas un prestataire qui construit.

L'arrêté ministériel du 4 avril 2019 exécutant la thématique numérique est explicite, à son article 5 : « Sont exclus les coûts de réalisation effective et de mise en oeuvre des plans d'actions. » L'arrêté du 4 avril 2019 de la thématique croissance et développement dit deux fois la même chose, une fois sur le périmètre (article 5, 2°, c) — « le développement ou amélioration de la politique de communication externe à l'exclusion des frais de réalisation » — et une fois dans sa liste d'exclusions, à l'article 7 : « les coûts de réalisation effective et de mise en œuvre des plans d'actions ».

Concrètement, pour un projet web : une mission de cadrage qui aboutit à un cahier des charges écrit peut entrer dans le dispositif. Les 1 290 € HTVA d'un site vitrine ou les 3 400 € HTVA d'une boutique en ligne n'y entrent pas, parce que ce sont des frais de réalisation. Aucun des tarifs de notre page tarifs ne constitue un coût admissible en tant que tel.

Une dernière chose avant le tableau : le chèque que tout le monde cite, « maturité numérique », n'est plus accessible. Nous y revenons plus bas, parce que sa fiche officielle est toujours en ligne, taux et plafond affichés.

Les neuf chèques encore ouverts, et ce qu'ils paient

Neuf dispositifs étaient encore ouverts au 10 septembre 2026. Chaque ligne a été lue ce jour-là sur la page officielle liée. Le plafond reprend le libellé officiel de chaque fiche : pour les chèques croissance et export, l'arrêté précise qu'il s'agit d'un plafond d'intervention publique ; pour le chèque diagnostic, la fiche affiche seulement un « Montant maximum sur 3 ans », sans dire s'il porte sur l'intervention publique ou sur les coûts admissibles — nous ne tranchons pas.

Dispositif (fiche officielle)Ce que ça financeIntervention publiqueQui peut l'obtenir
Chèque CybersécuritéAudit ou diagnostic cybersécurité, accompagnement au suivi d'un plan d'actions75 %, plafond 50 000 € HTVA sur 3 ansEntreprise
Chèque Diagnostic croissance et développementDiagnostic généraliste ou audits spécialisés, première proposition de plan d'actions50 %, « Montant maximum sur 3 ans » de 20 000 € HTVAEntreprise
Chèque Accompagnement croissance et développementAccompagnement à la mise en œuvre d'un plan d'actions : stratégie commerciale, marketing et e-marketing, modèle d'affaires, design50 %, plafond 50 000 € HTVA sur 3 ansEntreprise
Chèque Conseil à la création d'entrepriseConseil à la création. La fiche mentionne aussi prototypes et produit minimum viable, mais nous n'avons pas pu confirmer, texte légal en main, que ces livrables échappent à l'exclusion des frais de réalisation : ne budgétez rien là-dessus sans confirmation écrite de l'administration75 %, plafond 15 000 € HTVA sur 3 ans, partagé avec le chèque Formation à la créationEntreprise inscrite à la BCE depuis 3 ans au plus, porteur de projet. Exclus : ASBL, pêche et aquaculture, production primaire de produits agricoles
Booster Export — PMEConseil, coaching et formation à l'international, dont webmarketing export50 %, plafond 20 000 € HTVA sur 3 ans ; webmarketing export limité à 1 800 € et 3 jours d'honoraires par mission, tarif journalier plafonné à 750 € HTVAEntreprise éligible aux aides de l'AWEX
Booster Export — StarterIdem, sous-plafonds du volet web compris80 %, plafond 20 000 € HTVA sur 3 ansStarter, immatriculée à la BCE depuis moins de cinq ans
Consultance Export — PMEConsultance à l'internationalisation, y compris conseils en design à l'export50 %, plafond 25 000 € HTVA sur 3 ansPME au sens européen, siège principal d'exploitation en Wallonie
Consultance Export — StarterIdem50 %, plafond 37 500 € HTVA sur 3 ansStarter
Start IAIdentification et priorisation d'un projet d'intelligence artificielle — un cadrage50 %, plafond 5 000 € de financement public (la page ne précise pas de base TVA)PME privée au sens européen, localisée en Wallonie

Quelques précisions que le tableau ne peut pas porter.

Cybersécurité. Les trois valeurs viennent des champs affichés tels quels sur la fiche officielle : « Bénéficiaire / Entreprise », « Taux d'intervention / 75% », « Montant maximum sur 3 ans / 50.000 € HTVA ». L'arrêté ministériel du 4 avril 2019 confirme le taux à son article 8 : « Le pourcentage de l'aide relative aux coûts admissibles des chèques "cybersécurité" est de septante-cinq pour cent. » Deux secteurs sont exclus de la thématique : la pêche et l'aquaculture (NACE-BEL 03.) et la production primaire de produits agricoles (NACE-BEL 01.1 à 01.5).

Croissance. Le taux de 50 % est confirmé par l'arrêté : « Le pourcentage de l'aide relative aux coûts admissibles des chèques "croissance et développement de l'entreprise" est de cinquante pourcent. » Le plafond, lui, se lit à l'envers de l'intuition. 50 000 € d'intervention publique à 50 %, ce sont 100 000 € HTVA de conseil admissible, pas 50 000 € de budget. Et les deux chèques de la thématique partagent une enveloppe : le même arrêté limite l'ensemble à 70 000 € d'intervention publique par bénéficiaire sur trois ans.

Export. C'est le chiffre le plus mal repris ailleurs. Le plafond global du Booster Export est bien de 20 000 € HTVA sur trois ans (fiche officielle), mais la seule prestation web du dispositif est encadrée séparément par l'arrêté ministériel du 4 avril 2019, thématique internationalisation, à son article 20 : « Le demandeur ne peut obtenir plus de trois jours d'honoraires d'un expert en webmarketing export par mission. L'intervention publique pour les experts en webmarketing export ne peut dépasser le plafond de 1.800 euros par mission. » Soit environ trois jours de conseil, pas 20 000 € de site. Le même arrêté, à son article 16, plafonne le tarif journalier pris en compte à 750 € HTVA, et ce plafond vaut aussi pour la Consultance Export.

Quatre exclusions éliminent par ailleurs des dossiers export avant même la question du périmètre, et elles visent exactement la clientèle qui nous écrit. Les commerces de proximité et les sociétés holding sont exclus à tout stade de la procédure, comme les entreprises en réorganisation judiciaire, en liquidation ou en faillite. Pour la Consultance Export, l'entreprise doit être inscrite au répertoire Clients de l'AWEX (RENEW), et le coût total de la consultance doit rester inférieur à la somme de vos fonds propres et de vos dettes à plus d'un an. Enfin, un même prestataire labellisé ne peut reprendre une mission pour la même entreprise que 36 mois après la précédente.

Start IA. L'Agence du Numérique écrit : « L'Agence du Numérique finance le projet à hauteur de 50 %, avec un financement public de maximum 5 000 euros. » L'appel est à fenêtre limitée — « L'appel à projets est ouvert du 10 juin 2026 au 30 septembre 2026 » — pour un budget total de 500 000 euros, une seule candidature par entreprise, et un prestataire à choisir dans le Pool Experts IA de l'Agence. Lisez la date avant de vous projeter : au 10 septembre 2026, il restait vingt jours avant la clôture, les candidatures sont traitées dans un délai maximum de quinze jours ouvrables, et l'expert doit sortir de cette liste fermée. Ce dispositif finance un cadrage, pas un développement.

Le chèque que tout le monde cite et qui n'existe plus

Le chèque « maturité numérique » était le seul dispositif wallon qui visait explicitement les projets numériques. Il est suspendu depuis le 12 juillet 2026, en exécution de l'arrêté ministériel du 9 juin 2026 modifiant l'arrêté ministériel du 4 avril 2019, publié au Moniteur belge du 2 juillet 2026. La version consolidée en vigueur depuis le 12 juillet 2026 ne laisse plus qu'un seul chèque dans la thématique numérique : le chèque cybersécurité. L'information est également portée par l'actualité officielle du portail des chèques-entreprises du 3 juillet 2026. L'abrogation ne s'applique pas aux demandes introduites avant le 12 juillet 2026.

Deux choses à en retenir, et la seconde est désagréable.

D'abord, même avant sa suspension, ce chèque ne couvrait pas un site web. Sa définition légale visait les technologies digitales « à l'exclusion des aspects de communication externe, d'outils marketing et commerciaux ». Une boutique en ligne est un outil commercial : elle était hors périmètre.

Ensuite, au 10 septembre 2026, la fiche officielle de ce chèque était toujours en ligne, avec son taux et son plafond affichés, sans le moindre bandeau de suspension. La fiche démarche du SPW également. Vous pouvez donc atterrir aujourd'hui sur une page officielle qui vous décrit un dispositif auquel vous ne pouvez plus prétendre. Nous ne mettons volontairement pas de lien vers cette fiche. La source qui fait foi est le texte consolidé et l'actualité du portail, liés ci-dessus.

Une refonte complète de la thématique numérique est annoncée, articulée autour des technologies critiques et de l'IA. Ni taux, ni plafonds, ni périmètre ne sont publiés. Nous ne calculons rien sur ce futur dispositif : il n'y a rien à calculer.

Les conditions qui font perdre un dossier

C'est la partie utile. Aucune de ces conditions n'est exotique ; chacune suffit à rendre un dossier irrecevable.

1. Le prestataire doit être labellisé, et ce n'est pas une formalité commerciale. Le décret du 21 décembre 2016 pose la règle à son article 10, § 1er : « Pour pouvoir réaliser une ou plusieurs prestations visées par le portefeuille électronique, un prestataire de services est labellisé ou, à défaut, agréé. » Chaque arrêté thématique la répète. Il n'existe aucune voie de contournement : la sous-traitance ne dispense pas de la labellisation, et pour le Booster Export elle est même interdite. L'annuaire officiel des prestataires est public (cheques-entreprises.be/profils) : vérifiez-y votre consultant avant de signer quoi que ce soit. Nous ne sommes pas prestataire labellisé, et nous ne pouvons pas le devenir aujourd'hui puisque les nouvelles demandes de labellisation sont suspendues. Vous ne pouvez donc pas payer Voltra avec un chèque-entreprise, et personne ici ne vous dira le contraire.

2. Les nouvelles labellisations sont suspendues depuis le 17 juillet 2025. L'avis officiel est clair sur les deux faces du problème : « Depuis le 17 juillet 2025, les nouvelles demandes de labellisation de prestataires pour le dispositif Chèques-Entreprises sont suspendues. (…) Cette suspension ne concerne pas l'utilisation des chèques : les bénéficiaires peuvent continuer à introduire des demandes via des prestataires déjà labellisés. » Les thématiques Numérique, Croissance, Création et Internationalisation sont visées. Aucune date de réouverture n'est publiée. Autrement dit : votre chèque reste utilisable, mais uniquement avec quelqu'un qui était déjà dans le système avant juillet 2025.

3. La demande passe avant la prestation. Les délais courent à partir de la recevabilité du dossier ou de la notification d'accord, jamais à partir d'une facture déjà émise. Pour la Consultance Export, la démarche officielle l'écrit sans ambiguïté : « La demande de chèque doit être introduite avant le début des prestations du consultant. » Pour la thématique croissance, aucune page officielle que nous avons lue ne l'écrit aussi nettement : le texte fait courir les délais à dater de la recevabilité, ce qui place la prestation après le dossier sans que nous puissions le citer comme règle. Faites-le confirmer par écrit plutôt que de démarrer.

4. La quote-part conditionne le démarrage. Vous payez votre part avant que la mission commence, et elle vaut le complément exact du taux d'intervention : 25 % pour le chèque conseil à la création, 50 % pour les deux chèques croissance, la Consultance Export et le Booster Export PME, et 20 % seulement pour le Booster Export Starter, dont le taux est de 80 %. Pour le chèque création et pour les chèques export, cette quote-part se paie dans les 30 jours : passé ce délai, la demande est classée non recevable. Cette quote-part est HTVA : la TVA du prestataire reste intégralement à votre charge.

5. Les délais d'exécution sont courts. Thématique numérique : « Les prestations de services sont réalisées dans les douze mois à dater de la recevabilité du dossier. » Thématique croissance : « six mois pour les audits et douze mois pour les prestations d'accompagnement à la mise en œuvre d'un plan d'action à dater de la recevabilité ». Sur ce délai, deux sources officielles ne disent pas la même chose : l'arrêté le fait courir à dater de la recevabilité, la fiche démarche du SPW écrit « La prestation doit être réalisée dans les 6 mois qui suivent la notification d'accord sur votre dossier ». Nous n'avons pas tranché : demandez par écrit quelle date fait foi avant de planifier la mission. Chèque création : douze mois suivant la notification d'accord. Un projet web qui dérape de six mois peut faire sortir la mission de conseil de sa fenêtre.

6. Les prestations récurrentes sont exclues. Maintenance, hébergement, abonnements, « prestations récurrentes ou routinières », prestations de gestion ordinaire ou d'exécution d'obligations légales : exclus des coûts admissibles. Ce qui élimine toute tentative de faire passer un contrat de suivi pour du conseil.

7. Pas de cumul sur les mêmes coûts, et un plafond annuel global. L'arrêté du Gouvernement wallon du 23 février 2017 fixe la limite d'ensemble, à son article 4, § 2 : « Le montant maximal des subventions, visées par le règlement de minimis, octroyées par année à une entreprise est de 100.000 euros, ce montant pouvant être réparti en totalité sur les trois piliers du portefeuille électronique. » Par thématique et sur trois ans, les plafonds d'intervention publique sont de 70 000 € pour Numérique, 70 000 € pour Croissance et 15 000 € pour Création (actualité officielle du 9 décembre 2022). Côté export, l'aide n'est pas cumulable avec une autre aide, quelle qu'en soit la source, la forme ou le but, pour les mêmes coûts admissibles.

8. Le dossier est formel. À l'introduction : la demande générée par la plateforme, la convention bénéficiaire-prestataire générée par la plateforme, l'attestation de minimis, l'attestation PME. Pour le chèque cybersécurité, il faut une pièce de plus, et c'est celle qui bloque le plus de dossiers depuis juillet 2026 : l'arrêté ministériel du 4 avril 2019 prévoit que « le dossier de demande pour le chèque cyber sécurité comprend le diagnostic de maturité numérique, réalisé au sein du dispositif ou non ». Lisez bien « ou non » : ce diagnostic n'a pas à avoir été financé par un chèque, ce qui tombe bien puisque le chèque maturité numérique est suspendu, mais il doit exister et être joint — et vous le payez désormais intégralement sur vos fonds. À la clôture : le rapport de prestations et la facture, accompagnée d'un rapport d'exécution détaillant les jours effectifs et l'éventuelle sous-traitance. Un document manquant, c'est un dossier bloqué.

Ce que nous n'avons pas pu vérifier

Nous préférons le dire que le combler.

Aucune aide active ne finance la réalisation d'un site. C'est un constat d'absence sur les sources officielles consultées, pas une preuve d'inexistence. Nous n'avons pas exploré les aides provinciales du Hainaut ni les aides communales de Fleurus : rien n'a été trouvé côté Hainaut sur les portails officiels, et le volet communal n'a pas été recherché.

Les financements qui ne sont pas des aides. Notre constat porte sur les subventions. Il existe par ailleurs, côté public wallon, des prêts distribués via les banques qui peuvent porter un investissement numérique : nous n'avons pas vérifié leurs paramètres actuels et nous ne publions donc ni taux, ni plafond, ni conditions. Retenez seulement le principe : un prêt se rembourse, il ne réduit pas le coût du projet, et il ne change rien à ce qui précède.

Le produit minimum viable du chèque création. La fiche officielle écrit : « Le Chèque-Création-conseil intervient également dans la réalisation de prototypes, la réalisation d'un produit minimum viable… ». C'est la seule porte potentielle vers le financement d'un vrai livrable numérique, et nous n'avons pas pu confirmer, texte légal en main, qu'elle échappe à l'exclusion des frais de réalisation. Ne construisez pas un budget là-dessus sans confirmation écrite de l'administration.

Le plafond de minimis. Le chiffre de 200 000 € sur trois exercices circule largement, y compris sur des pages officielles. Nous n'avons confirmé que les 100 000 € par année civile de l'arrêté du Gouvernement wallon du 23 février 2017. Nous ne publions donc pas de plafond de minimis chiffré.

La gratuité de la labellisation. Affirmée par le portail public 1890.be, absente de la page officielle « Devenir prestataire ». Aucune disposition réglementaire trouvée dans un sens ou dans l'autre.

Les paramètres de la réforme en cours, et ceux du futur dispositif numérique. Aucun taux, aucun plafond publié. Nous ne calculons pas sur du vide.

Tremplin IA. L'édition 08 de l'appel a été clôturée le 17 juillet 2026 et ses résultats communiqués en août. Aucune source officielle n'annonce d'édition suivante. Nous ne présentons donc pas ce dispositif comme mobilisable.

Les numéros d'articles. L'arrêté ministériel du 4 avril 2019 a été modifié par celui du 9 juin 2026, entré en vigueur le 12 juillet 2026. Les citations reprises dans cette page ont été relevées sur les textes consolidés à la date de consultation ; si vous devez vous appuyer sur un article précis dans un dossier, revérifiez-le sur le texte consolidé WALLEX.

Cette page a une date, et elle compte

Trois choses bougent en même temps sur ce sujet : un chèque a été supprimé en juillet 2026, les labellisations de prestataires sont gelées depuis juillet 2025, et une réforme d'ensemble des chèques-entreprises a été adoptée en troisième lecture le 21 mai 2026, avec un objectif d'entrée en vigueur « d'ici la fin de l'année ». Aucun des paramètres ci-dessus n'est garanti au-delà de 2026.

Un détail qui n'a rien d'anecdotique quand on cherche la source : le domaine officiel porte des tirets, www.cheques-entreprises.be. La variante sans tirets présente un certificat invalide et n'est pas le portail du dispositif.

Notre position est simple : tout ce que vous lisez ici a été vérifié le 10 septembre 2026 sur les pages liées. Avant de monter un dossier ou d'engager un budget, rouvrez la fiche officielle du chèque concerné et l'actualité du portail. Et si vous trouvez une page — la nôtre comprise — qui annonce un chiffre sans lien officiel, considérez ce chiffre comme faux jusqu'à preuve du contraire.

Questions fréquentes

Peut-on faire financer la création d'un site internet par une aide wallonne ?

Non, pas au 10 septembre 2026. Les chèques-entreprises relèvent du seul pilier conseil et leurs arrêtés ministériels excluent les frais de réalisation : l'arrêté du 4 avril 2019, thématique numérique écrit « Sont exclus les coûts de réalisation effective et de mise en oeuvre des plans d'actions », et l'arrêté de la thématique croissance exclut « le développement ou amélioration de la politique de communication externe à l'exclusion des frais de réalisation ». Ce qui peut être subsidié, c'est l'audit, le diagnostic, la stratégie, le cahier des charges et l'accompagnement au suivi ; la construction du site, de la boutique ou de l'application ne l'est jamais.

Le chèque maturité numérique existe-t-il encore ?

Non. Il est suspendu depuis le 12 juillet 2026, en exécution de l'arrêté ministériel du 9 juin 2026 modifiant l'arrêté ministériel du 4 avril 2019, publié au Moniteur belge du 2 juillet 2026 ; la version consolidée et l'actualité officielle du portail le confirment. Les demandes introduites avant cette date restent traitées. Attention : au 10 septembre 2026, sa fiche était toujours en ligne sur le portail des chèques-entreprises avec son taux et son plafond affichés, sans avertissement de suspension. C'est la raison pour laquelle il faut se fier au texte consolidé et au Moniteur plutôt qu'à la fiche produit.

Quel chèque peut financer le cadrage d'un projet web ?

Les deux chèques de la thématique croissance et développement sont les plus pertinents : le chèque diagnostic, à 50 %, avec un « Montant maximum sur 3 ans » de 20 000 € HTVA tel qu'affiché sur sa fiche le 10 septembre 2026, la fiche ne précisant pas la nature de ce plafond ; et le chèque accompagnement, à 50 % avec un plafond de 50 000 € d'intervention publique sur trois ans. La fiche du second inclut explicitement la politique de marketing et d'e-marketing, la stratégie de communication, le modèle d'affaires et le design dans le périmètre de la consultance. L'ensemble de la thématique est toutefois plafonné à 70 000 € d'intervention publique sur trois ans. Deux réserves valent pour les deux chèques : le chèque ne paie que le consultant, et seulement s'il figure déjà dans l'annuaire des prestataires labellisés, les nouvelles labellisations étant suspendues depuis le 17 juillet 2025 ; et la demande s'introduit avant le début des prestations, jamais après une facture.

Faut-il obligatoirement passer par un prestataire labellisé ?

Oui, c'est une obligation décrétale. Le décret du 21 décembre 2016 dispose, à son article 10, § 1er, que « pour pouvoir réaliser une ou plusieurs prestations visées par le portefeuille électronique, un prestataire de services est labellisé ou, à défaut, agréé », et la sous-traitance ne permet pas de la contourner. Le point délicat : depuis le 17 juillet 2025, les nouvelles demandes de labellisation sont suspendues, sans date de réouverture publiée, ce qui gèle le vivier. L'usage des chèques continue via les prestataires déjà labellisés, que vous pouvez vérifier dans l'annuaire officiel du portail avant de signer une convention.

Combien de temps ai-je pour réaliser la prestation ?

Cela dépend de la thématique, et les délais sont courts. En thématique numérique, « les prestations de services sont réalisées dans les douze mois à dater de la recevabilité du dossier ». En thématique croissance, six mois pour les audits et douze mois pour l'accompagnement à la mise en œuvre d'un plan d'actions — l'arrêté fait courir ce délai à dater de la recevabilité, la fiche démarche du SPW à dater de la notification d'accord, et nous ne tranchons pas entre les deux. Pour le chèque conseil à la création, douze mois suivant la notification d'accord. Pour les chèques export, la règle est écrite noir sur blanc : la demande doit être introduite avant le début des prestations du consultant (démarche officielle). Pour la thématique croissance, aucune page officielle consultée ne l'écrit en ces termes : nous ne transformons pas cette lecture en règle sans confirmation écrite du SPW.

Start IA peut-il financer un outil numérique sur mesure ?

Non. Start IA finance l'identification et la priorisation d'un projet d'intelligence artificielle, c'est-à-dire un cadrage, à hauteur de 50 % avec un financement public de maximum 5 000 euros (page officielle Digital Wallonia, consultée le 10 septembre 2026). L'appel est ouvert du 10 juin 2026 au 30 septembre 2026, avec un budget total de 500 000 euros, une seule candidature par entreprise, un traitement en quinze jours ouvrables maximum et un prestataire à choisir dans le Pool Experts IA de l'Agence du Numérique. Le développement de l'outil lui-même reste à votre charge.

En résumé

La question « quelles aides pour financer mon site ? » n'a pas de bonne réponse en Wallonie aujourd'hui. Elle en a une utile : aucune aide ne paie le site, plusieurs chèques peuvent payer le travail de cadrage qui précède le site, à condition de passer par un consultant labellisé, d'introduire la demande avant la prestation et de tenir les délais.

Ce qui ramène le budget d'un projet web à ce qu'il était avant : une décision d'entreprise, pas un dossier de subside. Si c'est le chiffre qui vous intéresse, nous avons publié les fourchettes réelles du marché belge dans combien coûte un site internet en Belgique, et le relevé des prix affichés par cinquante agences web wallonnes dans notre étude de prix.

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